Le racket à l’école

Le racket à l’école

RACKET ?

 

Le terme racket est issu d’une expression populaire anglo-américaine. C’est le fait d’obtenir par la violence, la contrainte ou la menace, la remise d’une chose ou d’une somme d’argent.

 

LE RACKET, OU ET QUI ?

 

Plusieurs formes de rackets existent mais la plus répandue concerne le « racket à l’école ».

Dans la plus grande majorité des cas, le racket est commis aux abords ou dans l’enceinte des établissements scolaires ou encore sur le chemin de l’école.

Bien souvent les auteurs sont eux aussi mineurs, et dans ce cas le code Pénal ne peut s’appliquer, mais d’autres mesures existent concernant les délits commis par des mineurs.

 

MODE OPERATOIRE

 

Il consiste en une succession d’actions plus ou moins brutales et de menaces.

Souvent le racketteur teste d’abord la « résistance de la victime » en le forçant à lui prêter quelque chose, en prétextant qu’il lui rendra une prochaine fois.

Ensuite, le racket se transforme sous forme de jeu collectif ayant pour but de provoquer l’autre, et les menaces verbales entrent rapidement dans cette suite de séquences.

Le racket est une lente pression psychologique exercée sur la victime.

 

REPERER LES SIGNES

 

Si les signes décrits ci-dessous peuvent recouvrir des réalités différentes, ils peuvent être révélateurs d’une situation de racket :

  • Votre enfant se plaint de vois ses affaires disparaître ou arrive en classes sans ses affaires, son goûter, ses jeux…
  • Votre enfant change de comportement en classe : il participe moins, se renferme, ses résultats sont en baisse, il est plus souvent « malade », il s’absente …
  • Votre enfant est isolé dans la classe, dans la cour. Il recherche dans les temps de pause la présence des adultes.
  • Les nausées, maux de ventre, perte de sommeil ou de poids doivent également vous amener à vous poser des questions.

 

RECOMMANDATIONS

 

Parlez-en à vos enfants : n’hésitez pas à mettre en garde vos enfants contre cette pratique avant qu’ils n’en deviennent eux-même les victimes. Expliquez leur que de ne rien dire ou de ne rien faire face à ce genre d’agression incite les racketteurs à récidiver.

Engagez votre enfant à ne pas rester isolé que ce soit à l’école (pendant la récréation) ou dans la rue (sur le chemin de l’école).

Incitez vos enfants à dénoncer ce genre de pratique. : bien souvent les enfants ou les adolescents victimes de racket n’osent ou ne veulent pas dénoncer ce genre de pratique. Cela s’explique soit par un sentiment de peur de représailles soit par un sentiment de honte ou de peur d’être mis à l’écart de la part de leurs camarades qui verront en eux des rapporteurs ou des dénonciateurs.

Le dialogue avec votre enfant est primordial.

 

QUE FAIRE ?

 

N’hésitez surtout pas à déposer une plainte auprès du Commissariat de Police Nationale ou de la Brigade de Gendarmerie de votre domicile ou du lieux de l’agression. Vous ne pouvez pas régler cela seul. (Evitez les simples déclarations de main-courante, le ou les auteurs ne seront pas convoqués et n’arrêteront que lorsqu’ils seront interpellés sur le fait.)

L’éducation nationale a mis en place des équipes mobiles de sécurité qui tentent de dissuader les racketteurs aux abords des établissements scolaires.

Par ailleurs, un chef d’établissement a l’obligation de procéder à un signalement judiciaire de tout fait délictueux constaté tel que le racket, y compris lorsque la victime n’a pas porté plainte. Parallèlement à ce signalement, il doit faire part aux autorités académiques de tout fait ou racket dont serai victime ou auteur un élève. De même, tout fonctionnaire est tenu de signaler au procureur de la république tout délit qu’il aura  pu constater dans l’exercice de sa fonction (Article 40 du code de procédure pénale).

N’hésitez donc pas à engager le dialogue avec le personnel encadrant de l’établissement de votre enfant.

 

QUELQUES CHIFFRES

Selon l’Observatoire International de la violence à l’école en 2011,

– 10,8% des élèves en école élémentaire se déclarent victimes de vol avec extorsion et 3,2% de manière répétée ce qui correspond à la définition du racket.

– Au collège, 5,5% d’élèves se déclarent victimes de racket (4,9% des filles et 6,1% des garçons).

 

EN SAVOIR PLUS

 

Découvrez la vidéo du ministère de l’éducation et du programme : Agir contre le harcèlement à l’école

 

 

Numéros de téléphone utiles :

  • 17 : Police.
  • 08 842 846 37 ou 08 : Victimes.
  • 119 : Enfance maltraitée.
  • 0 808 807 700 : Jeunes Violences écoute.
  • 0 800 234 236 : Fil santé jeunes.

 

Sites internet utiles :

 

A voir : 

Télécharger le guide AGIR CONTRE LE HARCELEMENT

http://www.m6.fr/emission-66_minutes/videos/139030-racket_a_l_ecole.html

http://www.jeunesviolencesecoute.fr/espace-jeunes/dossiers-sur-la-violence/le-racket-dp1.html

http://www.ladepeche.fr/article/2013/11/22/1758520-harcelement-racket-ecole-bouleversants-temoignages-eleves.html

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2014/03/14/97001-20140314FILWWW00183-colombes-22-jeunes-arretes-pour-racket.php